Compositeur (né en 1961)

Nicolas Bacri commence par l'apprentissage du piano puis complète sa formation par l'étude de l'harmonie, du contrepoint, de l'analyse musicale et de la composition avec Françoise Gangloff-Levéchin et Christian Manen puis, à partir de 1979, avec Louis Saguer. En 1980, il entre au CNSMD de Paris où il recevra l'enseignement de Claude Ballif, Marius Constant, Serge Nigg et Michel Philippot. Il quitte le Conservatoire avec le premier prix de composition en 1983 et devient, pour deux ans, pensionnaire à la Villa Médicis non sans avoir étudié la technique de la direction d'orchestre avec Jean Catoire, disciple de Léon Barzin. Il a en outre participé aux Masterclasses de Franco Donatoni et Brian Ferneyhough organisées par le CNSMD de Paris en 1983 et reçu les conseils de Gilbert Amy, Elliott Carter, Henri Dutilleux et Emmanuel Nunes.

En 1987, Radio France le nomme au poste de délégué artistique du service de la musique de chambre. Il abandonne cette activité en 1991 pour se consacrer de nouveau entièrement à la composition en devenant pensionnaire de la Casa de Velasquez (jusqu'en 1993). Soutenu par la Fondation d'entreprise du Crédit National de 1993 à 1996 il réside à La Prée (Indre) à l'invitation de l'association Pour Que l'Esprit Vive de 1993 à 1999 et remporte de nombreux prix parmi lesquels le Grand Prix de l'Académie du disque 1993 et plusieurs prix de la SACEM et de l'Académie des Beaux-Arts pour l'ensemble de son œuvre.

Premier compositeur invité de l'Orchestre Symphonique Français (direction Laurent Petitgirard) il a été nommé compositeur en résidence à l'orchestre de Picardie par Louis Langrée. De 2005 à 2011 il est professeur d'orchestration au Conservatoire/Haute école de musique (HES) de Genève. Compositeur associé de l'Ensemble orchestral de Paris (2009-11) et compositeur en résidence du Festival des forêts (Compiègne) (2010-12), il réside en Belgique depuis 2007.

Outre en France ses compositions ont été présentées en Allemagne, en Arménie, en Autriche, en Belgique, Bulgarie, Chine, Corée (Séoul), Danemark, Espagne, Finlande, Grande-Bretagne, Grèce, Inde, Islande, Italie, Japon, Lithuanie, Mexique, Norvège, République Tchèque, Russie, Suède, Suisse, Etats-Unis... 

« Un temps ancrée dans une esthétique constructiviste post-webernienne dont le point culminant est sa Symphonie n°1 dédiée à Elliott Carter, sa musique a progressivement renoué, depuis son Concerto pour violoncelle de 1987 (dédié à Henri Dutilleux), avec cette continuité mélodique que l'esthétique prédominante de l'après-guerre avait évacuée. Loin de constituer une régression, au sens adornien du terme, ce virage contribue à inscrire Nicolas Bacri dans l'esthétique de son temps, une esthétique de la réconciliation. » (Philippe Michel, The New Grove Dictionary of Music and Musicians, édition 2001).

En septembre 2013, Nicolas Bacri se produit à la tête du London Symphony Orchestra, à l'opéra Royal du Château de Versailles avec son oeuvre A DAY. Mais son activité de chef d’orchestre avait déjà débutée avec l’enregistrement pour Radio France de son œuvre Esquisses pour un Tombeau avec l’Orchestre National de chambre de Toulouse trente ans plus tôt, au milieu des années quatre-vingt. Les programmes que Nicolas Bacri propose se veulent directement issue de son évolution (vers la clarté et la communication du message musical) en tant que compositeur, et sont axés principalement sur une musique du XX° siècle accessible à tous les mélomanes.

http://www.nicolasbacri.net/ 

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